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Photo by inlytics | LinkedIn Analytics Tool on Unslash

Cela fait maintenant un an et demi que la COVID19 a profondément bousculé nos vies. Cette crise sanitaire a entraîné de profondes modifications du monde du travail, alors comment, dans ces temps difficiles, les ressources humaines recherchent-elles de nouveaux profils ? Et comment vous, salariés ou jeunes diplômés, vous pouvez vous faire remarquer ?

Avant de vous partager les précieux conseils que Marie Serretta, consultante sénior chez Expectra Search, nous a confié, je vous propose de prendre le temps de bien comprendre les différentes techniques de communication digitale mises à votre disposition.

Tout d’abord le Personal Branding, encore appelé le marketing de soi. Cela consiste à s’appliquer à soi-même les techniques de communication utilisées pour une marque, une entreprise ou un service. L’objectif est donc de construire efficacement son projet professionnel en mettant en valeur ses qualités et ses compétences.

Ensuite, il existe le Social Selling ou vente via les réseaux sociaux. Ici encore, il est question de s’appliquer à soi-même les techniques de vente qu’utilisent les commerciaux et les entreprises pour mettre en avant leurs services. A ceci près que l’entreprise c’est vous et le service à vendre, ce sont vos compétences !

Enfin parlons de l’Employee Advocacy, mécanisme par lequel une entreprise ou une marque mobilise ses salariés pour devenir ses ambassadeurs dans leur vie professionnelle, notamment sur les réseaux sociaux. L’esprit ici, est de co-construire efficacement son projet personnel et son projet professionnel.

 

Aux vues de ces différents axes de communication, LinkedIn semble être le premier outil indispensable, que dis-je « the place to be » ! Ce que Marie nous confirme immédiatement :

« Regroupant plus de 20 millions dutilisateurs français, LinkedIn devient un intermédiaire ultra-précieux dans mes approches. Attention, il ne sert pas à recruter en tant que tel, il fait simplement partie du process de recrutement en me permettant dentrer en contact avec des personnes potentiellement intéressantes pour mes postes. […] LinkedIn est utile pour me mettre en relation avec des personnes parfois inaccessibles par d’autres biais. Cela « démocratise » mes approches ».

Dont acte, à vos claviers et souris pour parfaire votre profil.

 

De par mon passé de Traffic Manager et de Cheffe de projet, je suis curieuse de savoir comment vous organisez, analysez et améliorez cette recherche qui semble être proche de rechercher « une aiguille dans une botte de foin ». Notre experte en recrutement m’explique alors que LinkedIn lui permet de réaliser « un ciblage personnalisé (grâce aux algorithmes) en fonction de mes stratégies de recherche et des termes contenus dans mes descriptifs de poste  »  mais également « dauto-évaluer [s]es méthodes dapproche avec un visuel sur des rapports contrôlant la performance de [s]on utilisation globale de LinkedIn ».

Ici, il est donc primordial de bien remplir votre titre ainsi que vos expériences avec des mots-clés adaptés à votre secteur d’activité ou vos savoir-faire et dans l’air du temps.

L’importance du Personal Branding prend alors tout son sens, mais Marie s’empresse de nuancer et de nous rappeler qu’« il faut avant tout cultiver son réseau, savoir faire la différence dans ses performances au travail pour ensuite être recommandé(e) ou se faire coopter, et enfin alimenter et animer son profil en ligne afin de boucler la boucle afin dappuyer un potentiel futur recrutement ».

Le phygital, ou le fait d’entretenir la cohérence entre le physique et le digital, en recrutement tout comme en commerce reste donc le maître mot.

En somme, le digital apporte un outil avec la plateforme LinkedIn, qui donne une visibilité nationale, un lieu de rencontre avec des professionnels « potentiellement ou activement en recherche de nouvelles opportunités », une facilité d’échanges et de pilotage de ses recherches.

Mais le digital serait-il si merveilleux pour les ressources humaines ou faudrait-il s’en méfier ? Sur ce point encore pas de langue de bois, notre consultante sénior nous livre une analyse des plus clairvoyantes sur les limites de cet outil : un coût d’accès à la licence Recruiter qui peut-être important, de l’ordre de 7000 euros par an, une dépendance certaine à l’outil – « Quid de notre valeur ajoutée si on nous coupe cet accès ? et de la possibilité que Linkedin fasse, un jour peut-être, notre métier » et enfin le temps – « sourcer sur Linkedin est chronophage ! La base de professionnels est si importante quil faut prendre le temps de bien analyser chaque profil avant de solliciter une mise en relation pour se garantir un bon retour sur investissement».

LinkedIn est donc un outil digital qui vient en aide et en support pour rechercher des profils mais il est un outil qui doit être corrélé à la vie réelle et ne pas s’y substituer.

 

Nous terminerons notre entretien sur ces mots de Marie, que je trouve des plus sincères : « Linkedin est ma « vitrine directe » pour les entreprises et candidats (qui deviendront peut- être un jour mes clients). Il est ainsi absolument nécessaire de soigner le fond et la forme de mon propre profil parce quil représente un outil commercial puissant. Après tout, en tant que consultante en recrutement, cest nous-même et nos qualités que nous tentons de vendre en premier lieu. »

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